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Sans titre [Autobiographie / Fantastique] [Rynn]

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Rynn
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MessageSujet: Sans titre [Autobiographie / Fantastique] [Rynn]   Mer 27 Fév - 18:43

Tagazok la foule.
Voilà, je me suis mise dans l'idée d'écrire un livre, depuis quelque temps, une sorte d'autobiographie imagée en fantastique.
Bien que l'histoire n'est pas encore de titre (xD) j'ai bien dans l'intention de le faire éditer par une maison d'édition plus tard, donc, s'il vous plait, ne me piquer pas des idées *parano inside xD* J'ai d'ailleurs trèèès longtemps hésité avant de le mettre ici x)

Voilà, pour ceux qui ont envie de lire, je les remercient !


Chapitre premier


Nous sommes tous lancés dans la vie à peu près au même âge. Beaucoup de gens pensent que le commencement est à la naissance. Mon point de vue ce place ailleurs. Le commencement….est à l’âge ou les yeux de notre esprit et de notre cœur s’ouvrent. Avant cela, nous ne faisons que marcher à tâtons, un peu à l’aveuglette, nous faisant dicter notre conduite par ceux qu’on appelle parents. Nous faisons notre chemin, tous, main dans la main, jusqu’au jour où, la première personne nous lâche une main, puis le second, jusqu’à ce retrouver seul. Les yeux couvrant le regard, nous permettent simplement de nous reconnaître dans l’univers dans lequel nous marchons sans cesse….Sans faire attention à l’autre dimension qui ce cache derrière…ce que l’esprit et le cœur peuvent voir. Des personnes marcheront sans jamais le voir, ou simplement l’entre apercevoir. D’autre le verrons et en deviendrons dépendant, apeuré par les affreuses réalités. Et les derniers…ceux qui auront réussi toutes les épreuves, et marcher sur la ligne de dimension, la pliant à leur volonté.
Et c’est là que commence mon histoire….A cet âge ou je n’étais, ni mûr ni trop jeune. En ce temps ou l’ont m’avait enlevé mes chaînes physiques, pour que j’aille explorer au-delà, seule. En ce jour d’été où…j’ai rencontré la personne qui allait tout déclencher, pour ensuite me guider dans ce qui allait suivre.

Déjà…Pourquoi est-ce que j’ai envie d’écrire tout ça ? Pourquoi est-ce que j’ai envie de faire part de tout ce que j’ai du vivre ? Au fond, je dois avouer que je n’en sais rien. J’espère peut-être ainsi que certaines personnes pourront ce rendre compte à quel point elles sont cruelles. D’autres se diront peut-être ‘‘j’ai de la chance, il faudrait que j’arrête de me plaindre’’ et je pense que d’autres resteront de marbre. Qu’importe. Je ne cherche pas le succès ni la gloire, ni qu’on me prenne en pitié. Je veux simplement extérioriser tout ce que j’ai accumulé. Pas pour le faire partager. Simplement le calquer sur autre chose que sur mon cœur qui ressemble à un poumon embourbé par le goudron que procure la dépendance de la cigarette.
Donc vous devez peut-être vous demander ce que je fais ici, assise contre une pierre froide, boueuse et couverte de sang. Ou plutôt, vous devez vous demander comment j’ai pu en arriver là ? Ou peut-être encore que vous vous en foutez. Si c’est le cas, arrêter là, et vaquer à vos occupations. Car je vais l’expliquer. Mais pour commencer, un peux de géographie et d’histoire est à mettre en place.

Tout d’abord, la forêt de Fallanen. Si grande qu’elle est un royaume, un pays, à elle toute seule. Il est l’un des plus grands royaume elfique qui existe d’après ce qu’on m’a dit. C’est une forêt étrange, qui abritent mes cousins. Étrange dans le sens qu’elle change constamment de couleur selon son environnement. Au printemps, elle est belle, verte et fleurie. Même les troncs semblent changer de couleurs pour certains. En été, ils deviennent je vais dire, normal, commun. Puis viens l’automne. Les feuilles offrent leurs couleurs jaunâtres, orangeâtres, rougeâtres, les troncs changent sensiblement de couleur également. Puis l’hiver, ou plus aucun arbre n’a de feuilles, ou les troncs deviennent blancs, et que tout semble froid et distant. Je n’ai connu qu’une de ces saisons : l’été. Pour le moment du moins. Peut-être qu’un jour je pourrai rentrer au pays sans en être bannie. En effet, ma race, dite grise, est maudite par mes cousins, fervent défenseur de la lumière. Nos ancêtres auraient étés de race noir et blanche, dite plus communément sylvaine. Une union maudite, sans avenir, un châtiment pire que la mort. Une interdiction sous toutes les coutures ! Se cachant aux regards de leurs propres frères et sœurs, mes ancêtres se sont réfugiés dans le seul endroit inoccupé de Fallanen, l’Est. Il est le plus prêt des montagnes elfe noir, mais étant donné sa forte brume, personne ne passe en cet endroit. Il est comme un mur. C’était risqué, mais c’était le seul moyen de vivre une union maléfique en toute tranquillité. Durant les générations qui suivirent, mes ancêtres changèrent quelque peux d’apparence, s’habituant à leur environnement, faisant presque corps avec lui. Une peau pâle, défient le cadavre. Des cheveux roux ou noirs, des yeux gris ou bleus. Nous étions si peux….une cinquantaine. Nos chances de survies, étaient étrangement faible et friable. Raccordé à notre passé sans le savoir, il nous tuait à petit feu alors que nous étions tous bien jeune. Du coup, notre population n’a jamais pu croître rapidement. Mais qu’importe. Nous sommes les bannis, et il ne nous est pas inconnu que le roi et la reine savent que nous vivons ici. Mais étant donné que nous ne sortons jamais de nos brumes en ennemis, nous ne posons aucuns problèmes, car nous n’en voulant aucun. Nous sommes pacifistes, malgré nos apparences. À un certain âge, les jeunes partirent pour ce lancé dans la découverte de monde. Petite, je les regardais avec des yeux avides d’envie. Je voulais faire comme eux ! Partir et découvrir ! Seulement…. j’oubliais à chaque fois qu’ils ne revenaient pas. D’ailleurs, pourquoi avais-je une apparence différente des autres ? Cheveux blancs tanguant vers le gris, ma peau était cependant tout aussi pâle que mon peuple, mais mon œil droit n’était pas du bleu du ciel comme le gauche. Non, il était de couleur de cette fleur que nous trouvons au printemps et en automne dans nos forêts, la violette. Cette fleur qui meurt à la naissance, mais qui revit dans l’agonie. J’étais un peux comme elle, sauf que tout ça, j’allais le savoir que plus tard. Depuis ma plus tendre enfance, j’étais consciente de ma différence, sauf que, dans mon peuple, on m’acceptait tel que j’étais. Et j’avais trouvé quelqu’un de semblable à moi. Une femme aux longs cheveux blancs, aux yeux de couleurs violets, mais d’une peau foncée, comme les elfes noirs, ou presque. Elle m’avait expliquée que certains d’entres nous subissaient les caprices sanguins. Ainsi, les apparences se mélangeaient, comme si nous étions les propres enfants de nos ancêtres. Cette femme, j’allais l’appeler plus tard, maître. C’est elle qui ouvrit les portes qui entravaient mes pouvoirs. C’est elle qui m’apprit les bases de la vie et de la magie qui coulait dans nos veines. Comment marcher, comment parler, comment se comporter. Et pourtant, ce n’était pas ma mère. Ma mère n’avait fait que me mettre au monde et m’apprendre physiquement à marcher et communiquer, tout comme mon père. Pas mon maître, qui elle, s’occupa de mettre mon esprit en éveil. Mais sa, j’y reviendrai plus tard.
Pour revenir à la géographie de Fallanen, vous savez à présent ce que sont les elfes gris, aussi appelés, elfes des brumes. C’est le nom que nous nous sommes donnés pour éviter le mot gris, qui fait appelle au bannissement.
La capitale de notre royaume est Alagîn. La grande ville ou réside le château et la famille royal de Fallanen. Ce sont des elfes blancs qui vivent dans la région de cette métropole elfique, et c’est aussi eux qui nous maudirent, il y a bien des années. Je n’y suis jamais aller, et je ne veux pas y aller. Quoique…peut-être un jour, j’en sois bien obligée. Quand je comprendrais qui son réellement le roi et la reine. Au Sud d’Alagîn ce trouve le grand lac de la forêt. C’est là-bas que résident les elfes bleus. Ils vivent dans l’eau, bien qu’ils puissent également facilement ce trouver sur terre. Ils sont cependant aussi rare que nous, car certains d’entre eux ont peur de la réalité qui ne vit pas dans l’eau. Au fond, c’est quelque chose que je peux comprendre, avec du recul…à l’Ouest d’Alagîn et légèrement sur le Nord également, ce trouve les hauts elfes. Ils sont les fidèles bras droit des blancs. Je les ai toujours vus comme de gentils toutous à leurs maîtres. On dit qu’ils aiment énormément l’argent. Cette chose si commune….mais ils sont également de très bons ouvriers, forgeront et architectes. C’est d’ailleurs eux qui ont battit Alagîn, d’après ce que j’ai entendu. Étant jamais allée dans ces régions, je ne peux rien confirmer des dires. Puis à l’extrême Est de Fallanen, au-delà de nos brumes, là où la forêt se dissout, ce pliant à la volonté de la roche, vis les elfes noirs. Terrer dans leur montagne, ils nourrissent de noirs desseins sous les ordres de leur grande déesse. J’ai entendu bien des histoires sur eux, l’ont m’a toujours dis de me méfier d’eux, de les détester comme la peste ! Seulement, je ne peux renier mes origines, qui ressortent nettement sur mon apparence. Ils sont une partie de moi, et j’apprendrais à vivre en leur compagnie, et eux, apprendront à ne plus détester jusqu’à la mort. Tout du moins….pour certains.

C’était donc ce fameux jour, comme le voulait la tradition, que je devais partir, accompagnée par d’autres jeunes de ma race, afin de ‘‘découvrir le monde’’. Quand j’y repense…tout cela est bien vaste. Et au fond, qu’est-ce que ça veux dire ? Et pourquoi il n’y a que certains jeunes qui partent ? Pourquoi mon frère reste-t-il ici ? Pourquoi ne semble-t-il pas me regarder quand ses yeux se posent sur moi ? Je n’y faisais pas attention à l’époque…mais ce regard me faisait froid dans le dos, et il me hantait, car mon aîné n’était pas le seul à me voir de la sorte, bien que j’allais le découvrir à mes dépends plus tard. Nous partîmes chacun dans une direction différente au premier croisement. Personne ne s’entendait, et donc, n’en faisait qu’à sa tête. Aucun ne voulait me suivre. Qu’importe, au fond, je préférais commencer seule, et finir seule ! Quel esprit simpliste nous avons quand nous sommes petits, encore dans notre cocon….J’avais pris la direction des montagnes. Je voulais découvrir les origines de mon ancêtre…et pourtant il y avait tellement de danger à y aller. Je le savais….mais j’étais si inconsciente. Je traversai la forêt de Fallanen d’un pas décider, la tête en l’air, admirant avec innocence les arbres changeant de couleur sous les couleurs estivales. Ce spectacle m’enchantait. Mais j’allais bien vite l’oublier….Au bout de plusieurs longs jours de marche, je fini enfin par découvrir la lisière de Fallanen. Le chemin était une sorte de bouche qui ne pouvait donner autre que dans les montagnes. L’endroit couvert de brume ne pouvait être visible à un œil pas habitué à ce paysage. Moi, je le voyais parfaitement. C’est donc toujours avec cette innocence que je commença mon ascension.
C’est une nuit que tout bascula. J’étais sur un sommet, à regarder le royaume de Fallanen de haut. Il était magnifique. Avec ces lumières qui se perdaient à perte de vue, des maisons de mes cousins. Alagîn était nettement perceptible. Et dans la brume…rien. Nous étions décidément très bien camoufler. J’avais allumé un feu à l’entrée d’une caverne que j’avais exploré la journée. Elle était profonde, mais ce n’était pas le passage qui donnait chez mes cousins sombres. C’est donc rassurée que je m’installais pour la nuit. Si j’avais su…je serai restée éloignée. Au plein milieu de la nuit, un bruit me réveilla en sursaut. Je vis alors un homme qui me regardait étrangement. Ses yeux jaunes et sa peau rouge me pétrifièrent. Une forte chaleur émanait de son corps et me caressait la peau. Il n’était pas de ma race…Je voulais tenter de parler, mais c’était impossible. C’est incroyable de penser que notre corps, tout d’un coup, n’arrive plus à répondre à la seule volonté de notre force d’esprit. S’en est également effrayant.

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Rynn
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MessageSujet: Re: Sans titre [Autobiographie / Fantastique] [Rynn]   Mer 27 Fév - 18:44

Trop grand pour un message XD

Ce parfait inconnu s’avança alors sans aucune crainte vers moi, s’agenouilla en face de moi, et me fixa longtemps. Très longtemps. Du moins, ça me paraissait être long. Moi, adossée contre mon rocher, les jambes pliées sur elle-même, plaquée contre mon corps, je le regardais toujours d’un air apeuré. Avec une rapidité que je n’eu que plus tard, l’homme m’attrapa un bras et me tira contre lui. Je voulu crier d’effroi, mais toujours aucun son ne pouvait sortir de ma gorge. Il me regarda à nouveau, je pouvais sentir son odeur. Une odeur si douce…ses yeux jaunes me fixaient de haut en bas avidement, mais j’arrivais à trouver de la gentillesse dans ce regard. Ses cheveux rouges tombant sur ses épaules comme une cascade de lave captivait mon attention. C’est alors qu’il releva le visage vers moi, et vint m’embrasser avec fougue. Un son s’échappa de ma bouche, étouffer par la sienne. Il avait une grande force, et je ne pouvais lutter contre lui. Lui qui me plaqua à terre en déchirant mes habits. Je sentis alors la pierre froide me lacérer le dos, les petits gravas s’enfoncer dans ma peau, me faisant souffrir le martyre. Mais ce n’est qu’à ce moment que je réalisais que cet homme n’avait pas d’habits non plus ! Tout son corps était recouvert de sortes d’écailles rouges, si petites qu’elles n’étaient pas perceptible à moins d’un mètre. Il s’allongea sur moi sans retenue qui me retrouvais vêtue comme au jour de ma naissance. Mon corps s’enfonça encore plus dans les gravas qui se trouvait sous mon dos. Le froid ne devenait plus froid, mais glacial. Il m’en pétrifia intérieurement. Intérieurement parce que mon corps, lui, bougeai sans que je ne lui en donne d’ordre. Il bougeait dans tous les sens, ce débattait comme un cheval sauvage pouvait ce débattre. Mais mon agresseur avait bien trop de force, et sans que je ne puis me l’expliquer, aucun son ne sortait de ma bouche. Quel terreur de pouvoir ouvrir la bouche et crier, hurler à s’en faire exploser les veines du cou….et qu’aucun son n’en sorte. Tout du moins, personne ne pouvait sembler m’entendre. Si seulement….Si seulement j’avais suivis le groupe, si seulement je n’avais pas été toute seule….toute seule….Je sentis alors quelque chose s’approcher de mes lèvres intimes et un frisson glacial me traversa le corps. Je voulu résister encore une fois, mais ça en avait ressembler plus à un soubresaut qu’à autre chose. Il me pénétra, avec la difficulté d’un premier rapport : J’étais encore vierge. Je hurlais sous la douleur du déchirement. Je hurlais sous la peur qui m’avait conquis l’esprit et le corps. Je hurlais à l’aide. Mais aucune ne me vint. Il continuait donc ses va et vient en moi, dans mes entrailles, dans ma chair. Je n’arrêtais pas de me débattre et de hurler, espérant en vain un miracle. Ses gestes me faisaient bouger moi aussi, râpant ma peau sur la pierre froide, qui entailla doucement, très doucement mon dos, bien que c’était le dernier de mes problèmes à ce moment. Je le sentais partir, revenir de plus belles, partir, revenir. Je sentais quelque chose couler le long de ma cuisse. Ça ne faisait aucun doute à mon esprit que c’était du sang. Sentant que mes forces étaient entrain de me trahir, et qu’il ne servait à rien de lutter, petit à petit, je semblais me calmer, sans pour autant me détendre. Avais-je d’autres choix que de me laisser faire ? Au fait, à la longue….mon esprit c’était fait à l’idée que personne n’allait me venir en aide que les miracles n’existaient pas. Alors, mon corps se mit à bouger tout seul. Mes jambes vinrent entourer ce parfait inconnu, mes mains se posèrent dans son dos, et mes yeux se fermèrent. La vive douleur que je sentais dans mes entrailles se changea en plaisir. La force de l’esprit et du corps était quelque chose d’incroyablement grand, dont presque personne n’a conscience ! Nos corps finirent par ce mélanger. Je sentais sa peau chaude contre mes seins, je sentais ses lèvres contre mon cou. Je le sentais ferme dans ses mouvements, et moi…j’étais tout simplement docile. Pliée à sa volonté. Le plaisir dura encore de longues minutes quand il finit enfin par jouir en moi. Laissant sa semence s’éparpiller. L’orgasme ne tarda pas également pour moi, quelques secondes après. Il cessa ses mouvements qui m’avaient mis le dos à sang, et approcha sa main de ma joue gauche. Des griffes vinrent remplacer ses ongles, et il me marqua la joue à vie. Quatre balafres sanglantes de forme triangulaires qui allaient symboliser bien des choses. Il sortit alors de mon corps et ce releva pour me regarder une dernière fois, avant de me tourner le dos et de disparaître, me laissant là, seule, abandonnée à ma douleur intérieure et extérieure. Étrangement, je ne me sentais pas sale. Je ne me sentais pas totalement violée. C’était comme….si j’avais accepté quelque chose qui était enfouit en moi. Réussissant à bouger lentement ma main droite vers le bas de mon corps, je la trempais dans ce qui avait couler le long de mes jambes. En relevant mes doigts devant mes yeux, je découvris du sang. Je le savais…mais je voulais en être sûr. Ainsi…la vie commençait de cette manière pour moi ? par un viol ? Fermant les yeux pour rassembler mes forces, je réussis à me retourner sur le côté, sans toutefois réussir à me lever. Je n’en avais pas vraiment envie. Je voulais simplement laisser sécher mes entailles dans le dos. J’avais l’impression qu’on venait de me fouetter. Le sang qui coulait le long de ma joue cessa alors de couler vers mon oreille, pour retomber lentement vers ma bouche qui embrassa le liquide rouge au goût de fer. Cette nuit avait été une nuit blanche pour moi, bien que, en apparence, je réussis à m’endormir, transie de froid et de peur. Je venais d’accepter quelque chose sans m’en rendre compte. En acceptant ce rapport….je venais d’accepter de laisser mon enfance derrière moi, et d’entrer dans le monde des adultes. Je venais d’accepter tous les sorts qui allaient ce jeter sur moi, et tous les obstacles que j’allais devoir franchir. Je venais de grandir un peux.
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MessageSujet: Re: Sans titre [Autobiographie / Fantastique] [Rynn]   Mer 27 Fév - 18:45

(Celui là est encore en phase de changements.)

Chapitre deuxième


En me réveillant le lendemain matin, j’avais l’impression que rien de tout ce qui c’était passé, n’était arrivé…Je compris plus tard, les facultés impressionnantes que peut avoir notre cerveau…Je compris plus tard que, durant mon viol et mon sommeil, j’avais changé de monde, tout en restant dans le même. Changeant de dimension, me permettant ainsi de voir des choses…Que bien des gens ne pouvaient voir. C’était peut-être pour ça que mes habits étaient toujours sur mon corps…
J’avais la possibilité de continuer mon chemin actuel, et de m’enfoncer dans les tunnels sombres afin de rejoindre la population elfe noir. Mais pour une raison que plus tard je qualifierai de ‘‘pureté’’, je suis redescendue de la montagne afin de m’enfoncer dans la forêt de Fallanen. À cette époque, j’étais bien plus attirée par la lumière, que par l’ombre.
Chaque jour me rapprochais d’Alagîn, mais au fond de moi, une petite voix me hurlait de ne pas y aller. Je finis, à la fin d’une après midi, par arrivée dans un village portant le nom de Ëlëisä. C’était un petit village de chasseur, et c’est là que j’appris à mieux connaître une branche de mes ancêtres.
Les elfes sylvains, ou elfes blancs, sont des êtres purs, sans aucunes mauvaises pensées pour le reste du monde, hormis leurs cousins sombres, qui ne sont que rarement sujet à des conversations. En entrant dans le village, je compris tout de suite qu’il était un des piliers à ravitaillement pour Alagîn. Les chefs du village étaient entrain de négocier quelque chose dans leur langage natal avec d’autres soldats, bien mieux vêtus que ceux du village. Leurs armures étaient bleutées, parcourues de dorures fines et excise. Chez mes cousins de lumière, la forge était un art bien plus qu’une profession. Mettant pied à terre, j’abatis ma capuche en arrière afin qu’elle n’entrave pas mon champ de vision. L’architecture de ce village m’éboulis. Les arbres, massifs et gigantesques, étaient taillés avec précisions et applications, leur laissant ainsi la possibilité de continuer à vivre de mille éclats, tout en ayant la possibilité d’abriter une famille sylv. Je ne pus m’empêcher de sourire en voyant ce spectacle, levant mon visage afin de pouvoir observer les hautes branches des arbres qui cachait en partie le ciel, n’entravant cependant pas la douce et chaude lumière du soleil, source de vie pour les elfes blancs.

- Quand je pense que je ne suis pas encore à Alagîn….

Reprenant ma marche calme, suivie de mon cheval noir, je ne pouvais m’empêcher de tourner la tête dans tous les sens, admirative par ce décor que je n’avais jamais vu auparavant. Arrivée au centre du village, je fus agréablement étonnée de voir que toute la population était en fête. Il y avait un grand marché, ou tout le monde vendait ses objets confectionnés main avec soins et habilité rare. C’est à ce moment que je pus découvrir que mes cousins, sombres ou blancs, étaient de fervents artistes, jusqu’à en oublier la notion du temps ! Bon nombre d’entre eux restèrent devant les stands, à regarder minutieusement les œuvres, sculptures, tableaux peints, et j’en passe, sous toutes leurs coutures, admirant le trait le plus prononcé de l’objet, jusqu’au plus insignifiant. Personne ne hurlait afin de mieux vendre ses créations, autant dire que c’était un marché silencieux. Il y avait cependant quand même quelques marchants qui contaient leur mérites à leur clients, sans pour autant être avide et vendeur, parlant simplement d’un art qu’ils appréciaient, qu’ils les faisaient vivre, et qu’ils voulaient faire partager.
Le seul endroit ou du bruit se faisait entendre, était la petite scène. Bruit est un mot bien hâté de ma part pour vous décrire ce que j’entendais. Il s’agissait plus de musiques entraînantes. D’ailleurs, bon nombre de personne étaient entrain de danser devant la scène, sous les yeux amusés des plus timides qui restaient assis à leur table, à boire leur boisson sûrement non alcoolisée. Les elfes sylvains, comme tout le monde, connaissaient les vertus de l’alcool, mais y passait outre, jugeant de ne pas en avoir besoin durant leurs festivités. C’était une mentalité que j’appréciais.
Me mettant à l’écart avec ma monture, j’entrepris avec soin de lui enlever son harnachement que je m’efforçais à garder simple, afin qu’il puisse jouir d’une liberté assez grande. Ici, les animaux étaient toujours laissés en libertés. Si ils revenaient quand on les appelaient, c’est qu’ils tenaient à nous. Sinon…tant pis. Ses yeux verts m’observant avec calme et douceur, je posai mes doigts dans son poil sombre et ses crins nacrés. Ses quatre balzanes blanches recouvrant une légère partie de ses jambes au niveau de ses sabots donnaient l’air qu’il venait de marcher dans de la neige. Sa tête était ornée d’une balzane régulière, naissant entre ses deux yeux, descendant le long de son chanfrein afin de disparaître, comme avalée par le noir de ses poils, juste au-dessus de ses naseaux rosâtres. Lui déposant un baiser aimant entre les yeux, je le laissais donc partir dans la forêt, une légère appréhension me tenant la poitrine, me demandant si il allait revenir le moment venu. Je finis donc seule le tour du marché, m’asseyant avec un soupir d’aise sur un banc non occupé, restant ainsi légèrement en retrait de la foule. Mes yeux finirent par se poser sur l’ensemble de ce qui m’entourait. Je n’ai jamais vraiment su pourquoi mon instinct me dictait de le faire, mais je le faisais, sans même y réfléchir. Regardant chaque têtes, chaque coupes de cheveux, chaque allures, chaque émotions qui m’entouraient, comme pour m’assurer que j’étais en sécurité alors que ce village était sans doute l’un des plus sûr que j’eu à connaître dans ma vie…
Tandis qu’un nouveau thème musical commença, un sylv s’approcha de moi et m’adressa la parole. Je l’avais remarqué auparavant, sans vraiment m’y attarder. Il devait avoir plus ou moins mon âge, c’est à dire, jeune adolescent, pour situer les humains. Il avait de magnifiques yeux bleus qui m’envoûtèrent dès qu’il vint me parler. Ses cheveux blonds étaient plus court que la moyenne de la population blanche, mais je dus bien avouer que ça lui donnait un charme certain ! Ses cheveux en bataille, comme si il venait de courir et de se rouler dans l’herbe m’amusa, quand je le comparais à ses frères soigneusement coiffés. Quelques mèches de sa frange lui tombèrent sur le visage, lui donnant un léger air énigmatique. Ses habits étaient tout ce qu’il y avait de basique pour un jeune tel que lui. Des habits de couleurs vertes et brunes, des dessins sans formes précises brodées de ci, de là. Il me tendit la main, arrivé à ma hauteur, sans m’adresser la parole. Hésitant un instant, je fini par lui tendre ma main, qu’il prit, me tirant légèrement contre lui afin de m’aider à me lever. Mains dans la main, nous nous dirigeâmes tous les deux vers la foule de plus en plus grande qui dansait. Durant la courte marche, je réalisai quelque chose de très embarrassant : Je ne savais pas danser.
Mon cavalier finit par ce retourner et plongea son regard ciel dans le mien. Il me sourit, tandis que mon visage était déformé par une sorte de sourire gêné. J’avais encore plus l’air ridicule. Semblant remarquer mon malaise, il fronça légèrement les sourcils. Soulagée, je pus retrouver mon visage habituel avant de lui expliquer mon petit problème. Il reprit ensuite un sourire amusé. Il me montra d’un geste de la main les danseurs autour de nous, et je réalisais alors qu’ils étaient tous entraînés par la musique, sans pour autant avoir les mêmes gestes. Je commençais à mieux comprendre pourquoi l’ont ne m’avais jamais donné de cours de danse durant mon enfance !
Il faut savoir, en fait, que seules certaines danse sont communes, selon l’air de la musique. Elles varient ensuite selon les races, mais les bases restent les mêmes.
Avant que je ne puisse totalement m’assurer que j’étais comme la foule, néophyte, le jeune homme se mit à danser, m’entraînant avec lui, sans que je ne puisse comprendre quelque chose dans l’immédiat. Sa main n’ayant toujours pas quitté la mienne….Ses doigts posés sur ma hanche, me guidant avec une sûreté que je n’avais encore jamais pu ressentir. Son odeur qui vint enivrer mes narines. Son souffle qui se promenait de temps en temps sur ma peau sensible. Ses cheveux s’agitant au rythme de ses pas. Tout cet ensemble me mit en confiance en moins de temps qu’il ne le fallais pour le dire. C’était comme si tout ce que j’avais vécu jusque là fut effacer. Mon enfance, mon maître, mon viol. Tout disparu. J’étais dans les bras de quelqu’un en qui j’avais confiance sans pour autant le connaître.

Il est étrange parfois de ce dire que nous pouvons poser notre dévolu sur des personnes que nous ne connaissons même pas, ou très peu…. Ou qui simplement, resterons des rêves à jamais….

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